instinct
Ne plus avoir envie, de coudre pensée papier
gésir à même le sol, vide du monde intérieur
sans ressac violent d'un lamento ennemi
aux lames cheval de troie, aux sirènes intérieures.
Le silence, l'oubli, une matière qui se referme et ne veut plus
goûter au carcans de l'encre indélébile
démailloter les mots aux syllabes poitrine nue
Figer les ailes de quelques airs volatiles.
Allez vous -en, je ne veux plus
égrener le collier de mon âme, frêle
dans quelques flaques aux moires bues
se teintant aux perles sanglantes du ciel.
garder la soif, la faim aussi peut être
les oreilles sourdes et aveugles yeux traîtres
qui se résigneront , le dos lourd à courber l'échine.
dormez eaux troubles, opprobre divine...!
me laisser choir, abysse de l'absence sans conscience
aux pentes douces, endormante défaillance
la roche enveloppante cocon de soie, le fil sûr
soporifique édifice, malicieuse ligature.
plus rien. plus d'air, plus d'eau , plus de terre
le feu soudain soufflé , ultime soupir de vers
s'agenouillant prostré devant la main qui tombe.
le néant se couche dans le lit de la combe.
reste un battement sourd...
architecture frappée d'une vie au pied lourd
se débattant de l'étouffoir sous l'étoffe fragile
lacérant l'emprise à plusieurs reprise
un nouvel air.
Émerge de la soie le feuillage d'une plume
la texture délicate d'un bruissant costume
l'appel sauvage du ciel affamant l'instinct refoulé
on ne dort pas quand on sait voler...
J'avais oublié...
5 commentaires à cet article.
beau texte!
Tu m'as coupé l'herbe sous le pied Géo, très beau texte je dirais alors.
le sage ne bat pas sa coulpe devant un ciel lumineux il s'assoit il regarde il est heureux
Je ne comprends rien oO
Rien que des impressions...
je t'ai répondu par mail dav. à bientôt