instinct

22 août 2008 18:24
 
 

 

 

Ne plus avoir envie, de coudre pensée papier

gésir à même le sol, vide du monde intérieur

sans ressac violent d'un lamento ennemi

aux lames cheval de troie, aux sirènes intérieures.

Le silence, l'oubli, une matière qui se referme et ne veut plus

goûter au carcans de l'encre indélébile

démailloter les mots aux syllabes poitrine nue

Figer les ailes de quelques airs volatiles.

Allez vous -en, je ne veux plus

égrener le collier de mon âme, frêle

dans quelques flaques aux moires bues

se teintant aux perles sanglantes du ciel.

garder la soif, la faim aussi peut être

les oreilles sourdes et aveugles yeux traîtres

qui se résigneront , le dos lourd à courber l'échine.

dormez eaux troubles, opprobre divine...!

me laisser choir, abysse de l'absence sans conscience

aux pentes douces, endormante défaillance

la roche enveloppante cocon de soie, le fil sûr

soporifique édifice, malicieuse ligature.

plus rien. plus d'air, plus d'eau , plus de terre

le feu soudain soufflé , ultime soupir de vers

s'agenouillant prostré devant la main qui tombe.

le néant se couche dans le lit de la combe. 

reste un battement sourd...

architecture frappée d'une vie au pied lourd

se débattant de l'étouffoir sous l'étoffe fragile

lacérant l'emprise à plusieurs reprise

un nouvel air.

Émerge de la soie le feuillage d'une plume

la texture délicate d'un bruissant costume

l'appel sauvage du ciel affamant l'instinct refoulé

on ne dort pas quand on sait voler...

J'avais oublié...

Humeur: Excentrique

within temptation

27 juillet 2008 09:52
 
Humeur: Imprévisible

je te crée

9 juillet 2008 18:53
 
 

Je te pense et je te crée. Je te fais les mains blessées de rêves trop saisis, les doigts longs accordés au diapason de mes si, quand c'est un "la" que les autres attendent. Je trace en pagaille quelques notes en bijoux , quelques lignes tendues en portée porte manteau et ta veste sur mes épaules. Je te pense et je te crée. J'esquisse des cheveux où se couche la nuit, sur un lit charbonneux, draps froissés, insoumis, où le vent viendra s'abriter avant de retomber en musique improbable au creux de ta main. Je te pense et je te fais, les paupières closes sur eaux troubles figées miroitant tes échappées dans nos ailleurs, et qu'importe la couleur puisque je ne verrais que les flammes séquestrées vascillantes sous le cristal  de tes iris. Ouvre les yeux maintenant! Je te pense et je m'applique sur une âme renversée aux sursauts transcendants, aux parois echymoses sous vibrato puissant, je te mets un pansement mais tremble encore jusqu'à cri aphone, raisonnant en echo sur ta terre chaotique! Je te fais le monde un peu oblique et m'y laisse glisser. Je te pense et je t'écris quelques brindilles pour un arbre du passé, peut être quelques fruits qui y auront poussé, quelques feuilles jaunies? Je pense à toi et te donne vie! J'appose ma bouche sur ta bouche qui sourit, je t'insuffle mon air, je te donne, je t'emplis. Mes mains puis mes bras te rammasse, te déterre, je te fais naître, je te fais être! Sors de là, lève toi, debout! vois le jour! Je t'attends depuis...depuis toujours...

Et tu te lèves, le pas hésitant, l'équilibre imparfait. C'est normal de chanceler sous le vent, tu sais. Moi aussi je tangue parfois quand il souffle trop fort, en tempête sable aux yeux qui me fait perdre le Nord. J'aurais plein de chose à te dire, mais je ne te dirais rien. Tu vois le monde en dessous ne donne pas vie aux pantins.Ici dans ma bulle, on est bien, hein? Mais dés que j'ouvrirai les yeux, tu retourneras au ciel de mes chimères. Je suis tellement désolée d'avoir le rêve précaire. Regarde en bas, le monde s'agite. Je crois qu'il se sont aperçu de ma fuite. Le temps d'un baiser et je me laisse tomber..je cogne la terre, je suis réveillée...Aïe..Ici aussi c'est un champ de bataille.

Humeur: Distraite